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Le Diamant Espagnol

Christophe Colomb : Une découverte ou une erreur de parcours ?

iHOLA!

 

J’espère que vous allez tous et toutes très bien !! 🙂

 

On se retrouve aujourd’hui pour l’article du mois d’octobre 🍁​ – Comme vous l’avez vu dans le titre, on va s’intéresser  à la découverte de l’Amérique 🌎​

 

Demain lundi 12 octobre, on fêtera en Espagne et dans quelques pays d’Amérique latine El Día de la Hispanidad (Le Jour de l’Hispanité), ou autrement dit la fête nationale. J’ai écrit un article sur cet évènement, découvrez-le ici ⬅️

 

Entre la découverte de l’Amérique et le 12 octobre,  il n’y a qu’un pas. Aujourd’hui, Je vous propose donc de vous plonger dans l’Histoire de la  de ce continent 🧐

 

 

Prêts ? feu ! Vamos !

 

  

 

I. Les origines

 

 

En 1492, persuadé d’avoir trouvé une nouvelle route maritime vers les Indes, Christophe Colomb entreprend sa première expédition au nom de la couronne espagnole 👑

 

La route principale, contrôlée par le Portugal, restait inaccessible.  Pendant près de 10 ans le navigateur fait le tour des cours royales d’Europe à la recherche d’un financement, en échange d’épices, de soie et d’or des Indes. 

 

Aucune n’accepte, à l’exception de l’Espagne.

 

Petite parenthèse :  ce que l’on appelait Les Indes comprenait   L’Inde, la Chine, le Japon, l’Asie du Sud-Est et la Malaisie.

 

Un large territoire donc. 

 

 

 

 

 

On connait la suite :  le nouvel itinéraire ne le  conduit pas aux Indes, mais en Amérique, plus précisément aux Antilles, un endroit  jusqu’alors était inconnu des Européens et qu’on nommera Le Nouveau Monde 👀

 

 

Pour mieux comprendre la suite laissez-moi vous donner une description brève  de Christophe Colomb ainsi que la  situation en Espagne et en Europe. 

 

 

 

 

 

L’année 1492 marque la fin de la Reconquista avec la prise de Grenade par les Rois Catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon. C’est en leur nom que Colomb entreprend son expédition vers le Nouveau Monde.

 

Cette époque est aussi marquée par la Renaissance ; en Europe, et notamment en Espagne, on a soif de culture et un fort désir de s’enrichir en biens matériels (les débuts du capitalisme). Le voyage de Colomb s’inscrit donc dans cette dynamique. 

 

 

Mais pourquoi les les Rois Catholiques ont accepté l’offre de Colomb ?

 

Même si les scientifiques de l’époques étaient sceptiques,  la Couronne y a vu l’opportunité de s’enrichir en bien matériels importés des Indes et d’étendre le Christianisme (la religion dominante en Europe). 

 

Colomb ne demandait que trois navires :  En cas d’échec, l’investissement financier sur cette expédition restait faible pour la Couronne 💸

 

 

Et Colomb, il avait quel genre de profil ?

 

Il avait de grandes connaissances en navigation et en cartographie, mais c’était un homme  complexe, pas très scrupuleux, qui plus est animé d’un certain fanatisme religieux. Très cupide, il aimait la gloire et la fortune et était prêt à tout pour servir ses intérêts 🔎​

 

 

 

 

On va d’ailleurs tout de suite voir dans la seconde et dernière partie que sa politique tyrannique vis-à-vis des Indiens d’Amérique lui vaudra  un court séjour en prison, avant qu’il ne meure quelques années plus tard sans savoir qu’il avait atteint l’Amérique et non les Indes 💡​

 

 

 

iVamos!

 

 

 

 

II. La chute du navigateur et son héritage en débat

 

Colomb a réalisé 4 voyages, à des dates plutôt rapprochées :  Le premier a eu lieu en 1492 et le dernier s’est achevé en 1504. Tous  financés par la couronne espagnole, mais le dernier est particulier – on verra ça plus bas. 

 

De retour de sa première expédition, le navigateur reçoit des Rois Catholiques les titres de vice-roi et gouverneur des terres découvertes, ça nourrit bien son  égo : puisqu’au cours de ses  prochains voyages, il se révèle  être un  gouverneur tyrannique et irrespectueux des peuples autochtones.

 

C’est un trait de caractère qui apparaît d’ailleurs dès son premier retour, lorsqu’il ramène avec lui des dizaines d’autochtones emmenés de force comme « preuves » de ce qui existe de l’autre côté de l’Atlantique. 

 

 

 

 

 

En effet, le navigateur tient un carnet de bord, dans lequel il note ses aventures, comme sa  première rencontre avec les peuples d’Amérique, qu’il décrit comme  « accueillants,  pacifistes et faciles à soumettre et réduire en esclavage » 

 

 

Sa vision n’était pas celle de deux mondes qui se rencontrent, mais celle d’un monde qui en  domine un autre et le  colonise.

 

Cette vision se confirme lors de ses expéditions suivantes :  Massacres punitifs, conversions forcées au Christianisme, travail forcé, vols de bien matériels et j’en passe.

 

Un cocktail sombre pour soumettre une population qui n’avait rien demandé. 

 

Parti avec 3 navires lors de sa première expédition, il repart pour la deuxième   avec 17 navires et 1500 hommes dans le but d’implanter la colonisation à l’ Hispaniola, le nom donné que Colomb avait donné à  l’actuelle Haïti et République Dominicaine. 

 

Le troisième voyage (1498-1500) est marquée par la résistance des peuples autochtones, mais les  colons espagnols sont féroces et sans pitié. 

 

À son retour en Espagne en 1500, les Rois le privent de son titre de gouverneur pour sa politique répressive et tyrannique, il est emprisonné par le juge, mais la Couronne ordonne rapidement sa libération. 

 

 

 

 

elle va même jusqu’à financer son  quatrième  et dernier voyage  avec cependant l’interdiction formelle  de  retourner sur les territoires conquis (qu’on  croyait encore être Les Indes). Colomb n’écoute pas ces ordres, mais est sèchement invité  à faire demi-tour par le nouveau gouverneur sur place. 

 

Pour finir, il se contente de longer  l’Amérique Centrale (Honduras, Costa Rica…) pour y faire du repérage et continuer à s’imposer.  il termine a son périple en Jamaïque,  avant de rentrer définitivement en Espagne où il finira ses jours avec l’intime conviction d’avoir atteint l’Asie. 

 

Amerigo Vespucci, le navigateur qui a donné son nom à l’Amérique,  a pourtant tenté de contredire Colomb de son vivant. Données scientifiques à l’appui, il a cherché à lui démontrer qu’il n’avait jamais mis les pieds en Asie, mais bien sur un tout nouveau continent.  Cependant, Colomb a toujours refusé de l’écouter.

 

 

 

 

Pour terminer l’article, voyons très rapidement comment   l’héritage de Colomb fait  aujourd’hui débat  en Amérique et en Espagne – un sujet que j’avais déjà  abordé plus en détails  juste ici 

 

 

En bref, la figure de Colomb ne fait pas l’unanimité. Si le 12 octobre (fête nationale)  continue d’être fêté en Espagne et dans certains pays d’Amérique latine comme le point de départ d’une histoire commune (Langue espagnole, culture), de plus en plus de voix s’élèvent en Amérique pour dénoncer la colonisation et les massacres perpétrés pour soumettre les peuples autochtones.

 

 

 

 

C’est fini pour cet article !  Et pour répondre à la question :  Colomb a découvert l’Amérique ou était-ce une erreur de parcours ? 

 

Vous êtes libres de vous  faire votre avis. Pour ma part,  je ne considère pas qu’il a découvert l’Amérique,  et pour tout vous dire,  je ne porte pas ce personnage dans mon cœur. 

 

 

j’espère en tous cas que le sujet vous a intéressé 🙂 

 n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé 🙂

 

 

Je vous donne donc rendez-vous en novembre pour le prochain article ✨

 

 

 

iHasta luego!

Salima